"Retrouvez qui vous croisez" est le credo de cette application française créée en 2014 et qui met la géolocalisation au coeur de son projet de rencontre. Happn fait apparaître sur la timeline de l'utilisateur les profils des autres personnes connectées, croisées dans un bar, à la boulangerie ou dans la rue. Les plus timides, ceux qui ont raté le coche ou qui n'aiment tout simplement pas draguer pourront donc retrouver celui ou celle qui leur a tapé dans l'oeil. Si la géolocalisation peut réveiller la paranoïa de certains, pas d'inquiétude: si vous ne souhaitez plus croiser sur Happn votre voisin un peu lourd, il suffit d'appuyer sur le bouton Croix pour faire disparaître instantanément son profil. Présente dans six pays, l'application revendique aujourd'hui près d'un million d'utilisateurs. 
Quelqu’un d’arrogant et qui ne supporte pas la critique essaie de faire croire aux autres qu’il s’assume particulièrement bien. C’est une erreur, car il cache un manque de confiance en soi derrière le masque de l’agressivité. Le vrai charisme, celui qui vient de l’acceptation de soi, va de pair avec le fait de savoir qu’on peut se perfectionner au fur et à mesure de nos expériences, et que ce perfectionnement nous fait nous rapprocher des buts assignés à notre vie. Avoir du charisme, et donc séduire, est indissociable du sens de l’humour et de la capacité à l’auto-dérision : celui qui ne se braque pas dès qu’on touche à son image prouve qu’il sait se perfectionner avec souplesse. Si quelqu’un sait nous faire rire et rire de lui-même, on est sûr de ne pas se trouver face à un tyran qui essaiera de nous plier à sa personnalité rigide.
La question, c’est de savoir si ça marche vraiment, ou pas, n’est-ce pas? Impossible à dire, pensez-vous sûrement. Comme moi, d’ailleurs, jusqu’à ce que j’assiste à la conférence d’ouverture de l’événement CHI 2018, qui se tient toute la semaine au Palais des Congrès de Montréal. Le conférencier était nul autre que Christian Rudder, cofondateur d’OkCupid, un site de rencontres américain qu’il a vendu en 2011 à IAC, détenteur du site Match.com, pour la somme de 90 M$ US. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il avait des données renversantes à partager avec nous...
×